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Produits cosmétiques d'usage quotidien
Publié le 08 juin 2017 dans Cosmétique à la loupe - 0 commentaire(s)

Grâce à leur base de données participative sur les cosmétiques, UFC Que Choisir nous aide à faire le tri dans notre salle de bain et nous aide à dire NON aux cosmétiques de la grande distribution qui représentent un réel risque pour notre santé.
Accessible à tous, elle nous permet de rapidement identifier les produits et les ingrédients incriminés : https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/

Cette base de données concerne le maquillage mais aussi tous les produits de soins quotidiens tels que les déodorants, les shampooings, dentifrices, savons, crèmes pour la peau, etc.

Mise en ligne il y a environ un an afin d'alerter l'opinion publique, UFC Que Choisir ressonne l'alerte en publiant ce nouvel article : https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-substances-indesirables-dans-les-cosmetiques-plus-de-1000-produits-epingles-n43736/

Personnellement, cela fait maintenant quelques années que je lis les étiquettes des cosmétiques que je consomme et que j'ai décidé de boycoter tout produit qui présente un ingrédient à risque.
Aujourd'hui, je n'achète quasiment plus jamais un produit de soin en grande surface. Mais, même lorsque j'achète mes produits dans une boutique bio, je m'attache à lire les étiquettes car les labels de certification ne nous garantissent pas toujours l'absence de certains composés considérés à risques. C'est parfois un peu laborieux, mais après deux ans, je suis satisfaite d'avoir simplifié la trousse de toilette familliale et en ce qui me concerne, j'en ai rapidement ressenti certains bénéfices : ma peau n'est plus irritée et je ne perds plus mes cheveux.

Pour vous y retrouver, UFC Que Choisir a également publié une carte-repère à imprimer et des fiches sur les ingrédients cosmétiques les plus problématiques.

Alors, c'est parti, à vos loupes !

Claudia

Logo Slow cosmétique
Publié le 21 mai 2017 dans Cosmétique à la loupe - 0 commentaire(s)

Connaissez-vous l'ouvrage de Julien Kaibeck : "Adoptez la Slow Cosmétique" ?

Couverture "Adoptez la Slow Cosmétique"

Nous avons interviewé pour vous le fondateur de ce mouvement en France !

Comment êtes-vous tombé dans la soupe du slow?

En tant qu’aromathérapeute et esthéticien spécialisé en cosmétique bio, j’ai toujours été sensible à ce qui compose les produits cosmétiques. Chaque ingrédient est pour moi porteur de sens, tant au niveau de l’efficacité cosmétique du produit qu’au niveau de son impact écologique. Dès que j’ai compris que l’écrasante majorité des produits de beauté disponibles était constituée d’ingrédients inertes, synthétiques ou pétrochimiques, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose pour dénoncer cela haut et fort. Les labels bio avaient déjà fait un énorme travail en ce sens. Pour toucher plus de monde encore, je me suis dit que je pourrais me servir de mon exposition médiatique et de mon blog pour expliquer comment consommer mieux. J’ai donc créé le mouvement « Slow Cosmétique » en m’inspirant du Slow Food qui combat la malbouffe et j’ai fait connaître ses principes au plus grand nombre.

Comment se fait-il que cela soit un homme qui parle de cosmétique slow? :-)

En effet, les hommes qui se passionnent pour les questions relatives à la beauté sont assez rares. Cependant, la Slow cosmétique est avant tout un mouvement qui dénonce les abus marketing et écologiques de l’industrie cosmétique. Un peu de distance est donc nécessaire et c’est peut-être un tout petit peu plus facile pour un homme. Mais au final, je pense que le genre n’a rien à voir là-dedans. Un homme est concerné tout autant qu’une femme par le bon sens et la consommation responsable.

Qu'est-ce qui vous différencie de la "Slow Beauty" ?

La Slow Cosmétique existe en tant que telle, et la « Slow beauty » n’existe pas vraiment comme mouvement. « Slow beauty » est d’ailleurs une marque déposée par Shel Pink et de sa marque Spa Ritual (une entreprise californienne) qui vend entres autres des vernis à ongles écologiques.  Il ne s'agit pas vraiment là d'un mouvement comme chez nous en France, mais plutôt d'un concept développé par une marque qui met en avant son expertise avec beaucoup de raison et de talent.
Les 7 piliers de la Slow Beauty font surtout référence à la beauté holistique, et ne sont pas du tout incompatibles avec les 4 critères de la Slow Cosmétique® :

  • une cosmétique INTELLIGENTE : la Slow Cosmétique® utilise uniquement des ingrédients vivants et naturels qui apportent quelque chose de positif à la peau. Elle évite donc les ingrédients inactifs (huiles minérales, silicones) et ceux dont la toxicité est mal connue à court ou long terme (parabens, composés éthoxylés…).
  • une cosmétique pleine de BON SENS : la Slow Cosmétique® ne crée pas de nouveaux besoins pour la peau et limite le nombre de produits à utiliser pour maintenir la peau belle et en santé. Elle ne promet pas l’impossible et nous invite à nous recentrer et à réfléchir à chaque acte de consommation d’un produit.
  • une cosmétique ECOLOGIQUE : la Slow Cosmétique® est formulée sans ingrédients dérivés de la chimie de synthèse ou de la pétrochimie dont l’impact écologique est trop lourd. Elle fait appel à des produits actifs qui ont subi le moins de transformations possibles. Elle minimise l’emballage et promeut le recyclage.
  • une cosmétique qui invite aux PLAISIRS SIMPLES : la Slow Cosmétique® nous rappelle l’authenticité des végétaux et des minéraux qui sont bénéfiques pour notre peau et pour notre état d’esprit. Elle nous invite à entrer en contact direct avec la Nature (respirer et toucher, marcher, se baigner). Elle ne fait pas appel à des parfums de synthèse, à des emballages sophistiqués ou à des icônes retouchées sur Photoshop pour nous séduire.

Votre livre est une explication plus approfondie et une mise en pratique du manifeste de l'ASBL Slow Cosmétique. Est-ce que ce manifeste peut s'appliquer à un maquillage tel que le nôtre ?

Oui, les principes de la Slow Cosmétique n’excluent pas le maquillage.

La notion de plaisir n’est pas du tout mise à l’écart. Pour le maquillage, les adeptes de la Slow cosmétique adoptent un maquillage léger et naturel, minéral ou certifié bio, et ils optent pour des produits qui répondent aux critères slow : pas d’ingrédients synthétiques ou pétrochimiques, pas de suremballage, pas de fausses promesses et pas de prix exagérés.

Par définition, aucune marque actuelle n’est 100 % slow mais il est certain qu’Eugénie Prahy est un choix meilleur pour toutes les femmes qui se maquillent que la plupart des produits de maquillage actuellement disponibles.

Pourquoi ne mentionnez-vous pas le label Vegan ?

En effet les ingrédients d'origine animale ont un impact réel et éthique sur l'environnement. Je parle de beaucoup de labels écologiques dans mon livre, mais c’est vrai que le label Vegan n’est pas cité car il s’agit avant tout d’un label alimentaire qui exclut les ingrédients issus du règne animal. Il est très peu utilisé pour l’instant par les marques de cosmétiques en Europe. Si une marque de cosmétique veut mettre en avant le fait qu’elle veille à ce que son produit ne contiennent aucun ingrédient d’origine animale, c’est un bon label et bien évidemment c’est tout à fait en phase avec la Slow Cosmétique. Mais cela ne suffit pas. Ce label n’exclut pas en effet les ingrédients synthétiques peu respectueux de l’environnement. C’est donc un vrai plus, mais il faut aussi tout un engagement de la part de la marque pour l’écologie de son produit.

Il est déclaré que les labels bio interdisent les tests sur animaux (autant pour l'ingrédient que pour le produit fini). Est-ce toujours valide pour des produits de marques au label bio manufacturés en Chine (et hélas de plus en plus de marques bio ou respectueuses de l'environnement délocalisent) ?

Les labels bio sérieux (ecocert/cosmebio/natrue/etc…) font un travail tout à fait respectable. Le produit qui obtient une certification a répondu point par point à une charte assez stricte. Qu’il soit fabriqué en Asie ou en Europe, la charte reste la même pour tout le monde au sein d’un même label. Ce qui est critiquable, c’est l’absence d’un label bio international.

C’est à cause de cela que certaine marques, asiatiques ou non, peuvent se revendiquer « naturelle » ou même « biologique » alors qu’elles n’ont pas de label valable. Le seul moyen pour le consommateur de consommer un produit respectueux de l’environnement et de la peau, c’est d’exiger un label bio reconnu. Ceci ne vaut cependant pas pour le maquillage minéral qui n’est pas vraiment concerné par la certification bio puisque les ingrédients minéraux ne sont pas certifiables.

Il n'y aucune mention de la nanotechnologie, pourquoi ?

Surtout qu''il n''y aucune obligation de le mentionner sur les produits. La Slow Cosmétique nous incite à consommer soit des produits certifiés bio, soit des produits faits maison. Il n’y a pas de nanotechnologie ni dans les uns, ni dans les autres. La nanotechnologie est par contre bien présente dans l’industrie cosmétique conventionnelle. Elle n’est pas en phase avec les valeurs slow.

Comment voyez-vous l'avenir de la cosmétique slow ?

Le mouvement Slow Cosmétique rassemble actuellement de nombreuses femmes en Europe. A travers l’association Slow Cosmétique, les membres du mouvement sont continuellement invités à faire connaître les principes de bon sens et d’écologie à leur entourage. Nous sommes donc de plus en plus nombreux.

Face à ce mouvement, je pense que certaines marques vont revoir leur façon de formuler et de proposer des nouveaux produits. Un retour aux basiques, à la simplicité et à l’efficacité est à attendre. Le marché va probablement s’adapter très progressivement à ces nouveaux consommateurs en quête de sens. Et c’est tant mieux !

Eugénie Prahy se reconnaît dans les principes de la Slow Cosmétique et les apprécie.

Emboîtez le pas!

Pour en savoir plus :

Le site de l'association Slow Cosmétique : https://www.slow-cosmetique.org/

La boutique du réseau Slow Cosmétique : https://www.slow-cosmetique.com/